Changer pour vivre

Réalité en face

J’ai lu une phrase qui m’a marquée dans le livre Défi végane 21 jours d’Élise Desaulniers et je souhaite vous la partager.

On ne naît pas végan, on le devient.

C’est exactement ça, quand on devient végan, et qu’on le fait pour les bonnes raisons, on comprend qu’il n’y a plus de retour en arrière possible.

On comprend qu’on a été élevé différemment, prônant des valeurs et des croyances qu’on supportait sans même savoir pourquoi. Pourtant, une fois qu’on voit la réalité en face, et surtout les conséquences de tous nos choix passés, on change.

On devient ce qu’on doit devenir pour espérer survivre et bien vivre. On devient végan grâce à un apprentissage qui nous change et qui nous permet d’évoluer.

On voit le monde autrement.

On voit la vie autrement.

On voit l’environnement autrement.

On voit la souffrance inutile autrement.

On voit notre santé et celle de nos proches autrement.

Parce qu’on apprend à travers ce nouveau mode de vie.

On apprend beaucoup de choses qui nous éduquent, qui nous ouvrent les yeux, qui nous choquent, qui nous traumatisent, qui nous font évoluer et qui finalement nous font comprendre que la décision qu’on a prise, celle de cesser d’encourager l’exploitation des ressources, de la planète et des animaux, eh bien c’est la bonne.

Et c’est la seule et unique façon de vivre qui mérite d’être encouragée, pour le bien de tous, mais surtout pour la survie de tous. De la vie telle qu’on la connaît aujourd’hui, de l’humanité toute entière.

Apprendre à se connaître pour mieux se reconstruire

Un peu de chiffres

En fait, une étude réalisée par l’Université d’Oxford en 2016 a démontré les bénéfices au niveau climatique, santé et économique d’une transition mondiale vers une diète à base de plantes (végétalisme) entre aujourd’hui et l’an 2050.

Les résultats sont percutants.

Les émissions de gaz à effet de serre seraient réduit à plus de 70 % avec l’adoption d’une diète végétalienne et 63 % pour une diète végétarienne (incluant les oeufs, le lait et le fromage).

De plus, le modèle d’études a calculé avec cette transition une baisse de la mortalité mondiale de 6 à 10 %. Finalement, côté économie, l’impact potentiel sur la santé de millions de vie se traduit par des milliards de dollars d’économies. Aussi énorme qu’un milliard de dollars en coûts de soins de santé annuels.

En perte de productivité, c’est plus de 30 milliards de dollars qu’on économise en tenant compte de la valeurs des vies perdues. Des milliards de dollars qu’on pourrait attribuer à d’autres ressources plutôt que d’essayer de soigner la pointe de l’iceberg des problèmes de santé qu’on cause inutilement à nous-mêmes.

Dans le même ordre d’idées, un rapport publié en 2016 par le World Resources Institute admet qu’une diminution ambitieuse de protéines animales dans les régions où les gens consomment plus de 60 grammes de protéines et 2 500 calories par jour « constitue la plus grande promesse d’assurer un avenir durable à l’approvisionnement alimentaire mondial et à la planète. »

Processus de changement

Processus de changement

C’est un long processus que de renoncer à tout ce qu’on nous a enseigné. De renoncer aux tourtières de notre grand-mère, de renoncer aux brunchs de Pâques traditionnels, de renoncer aux viennoiseries offertes dans les réunions au bureau.

Oui, ça peut sembler difficile et même insensé au départ. Mais en fait, ce qu’il faut savoir, c’est qu’on ne RENONCE pas, on change, on évolue. On apprend simplement à se nourrir différemment.

À essayer de nouveaux restos, à tester de nouvelles recettes, à goûter à de nouveaux ingrédients. En fait, la clé n’est pas de voir ce changement de vie comme une privation, mais bien comme une renaissance. Un apprentissage nouveau dans ce monde sain et naturel.

Accueillir le changement

Si on continue

C’est plate à dire, mais la vie de toutes les espèces vivantes est menacée si on continue de vivre ainsi.

Si on continue d’exploiter toutes les ressources que la planète nous offre à un rythme aussi effréné.

Si on continue de causer la déforestation.

Si on continue de causer l’extinction d’espèces animales.

Si on continue de vider les océans de toute vie.

Si on continue de rendre toxiques nos terres et nos sources d’eau potable à cause des déchets créés par l’élevage.

Si on continue de créer autant de déchets par notre façon de vivre.

Si on continue de ne penser qu’à son propre nombril, sans égard pour les générations futures.

Si on continue, tout simplement.

Des changements majeurs doivent être opérés si on veut voir la vie continuer telle qu’on la connaît. Si on veut voir nos enfants, petits enfants et arrières petits-enfants vivre une vie à la grandeur de ce qu’on souhaite, on doit changer.

Tous.

Un geste à la fois, un jour à la fois, une personne à la fois, ça peut faire une grande différence.

save our future

Pour notre humanité

Gandhi, guide spirituel prônant la non-violence et qui a contribué à libérer l’Inde, a déjà affirmé :

The greatness of a nation can be judged by the way its animals are treated.

Traduction : On peut juger de la grandeur d’une nation par la façon dont les animaux y sont traités.

Cette citation est frappante et totalement appropriée. Comment se déclarer maître de l’univers alors qu’on traite les animaux de la pire façon possible?

On les exploite pour :

  • Nos plaisirs culinaires
  • Nos plaisirs visuels
  • Nos plaisirs de divertissement
  • Nos plaisirs vestimentaires
  • Nos plaisirs cosmétiques
  • Nos plaisirs scientifiques
  • Et certainement d’autres auxquels je ne pense pas…

Pourquoi?

Simplement parce qu’on a décicé que leur vie était moins importante et valait moins que la nôtre. Parce qu’ils n’ont aucune façon de se défendre contre l’homme. Parce qu’on les utilise comme bon nous semble, comme s’ils n’étaient en réalité que des objets sans émotions, sans sentiments et sans conscience.

Alors, si on jugeait la grandeur de notre nation, aujourd’hui, comme l’incitait si bien Gandhi?

Qu’en pensez-vous?

Notre humanité serait-elle considérée grande? Compatissante? À chacun et chacune d’entre nous d’en juger. Je pense que je n’ai pas à vous écrire mon opinion, vous pouvez facilement la deviner.

Pour tout savoir à propos de la cruauté animale qui a lieu à chaque seconde dans le monde entier, je vous invite à lire mon article Végans pour les Animaux.

pour eux

Concept d’humanité

Pour terminer, je vous laisse avec la définition du concept d’humanité, qui à mon avis, est contradictoire avec ce qui se passe aujourd’hui dans le monde. Et surtout la domination de toutes les espèces animales par l’homme, d’une façon qui n’inspire aucunement la fierté d’être humain, l’être supérieur.

Le concept d’humanité est […] l’idée que les êtres humains ont en commun certaines caractéristiques essentielles, une nature limitée et des comportements spécifiques, jugés « humains » (par opposition à ce qui est jugé « inhumain »). Ce qui les différencie des autres espèces animales.

En bref

Ce texte peut sembler très direct et même offusquant. Mon intention ne l’est pas. Je souhaite seulement aider à ouvrir les yeux. Aider à faire prendre conscience de ce qui se passe vraiment, sous nos yeux, à chaque jour.

Aider à faire réaliser que nos choix ont beaucoup plus d’impact que ce qu’on croit. Aider une cause plus grande que moi. Aider à faire une différence dans la vie de millions d’êtres vivants. Ces lignes reflètent des faits et des opinions, mais reflètent surtout mes valeurs et mon amour pour toute vie sur cette terre.

Créons le changement qu’on souhaite voir dans ce monde, tous ensemble.?

for the world

Source

bioneers.org/eating-plant-based-diets-can-play-huge-role-limiting-effects-climate-change-ze0z1709/

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