Pourquoi je recommence à blogger en 2025 après avoir disparu de Instagram

pourquoi je recommence à blogger en 2025

Je n’ai jamais été jamais été une fille très à la mode niveau technologie. Je me souviens encore avoir conservé mon vieux cellulaire à clavier bien longtemps après la sortie révolutionnaire des téléphones intelligents. Mon entourage me jugeait allègrement, en ne comprenant pas pourquoi je ne voulais pas changer pour un  »meilleur » téléphone.

Mais voyez-vous, j’aime les vieux modèles, j’aime le confort que nous offre la simplicité, j’aime comprendre la machine que j’utilise. Et j’aime surtout que ce soit facile à utiliser. Alors quand les réseaux sociaux sont apparus, devinez quoi, j’ai encore une fois résisté.

Bien sûr je me suis ouvert une page Facebook personnelle pour faire comme tout le monde, mais ce fut tout. Je n’ai pas adhéré à Instagram et plus tard, pas non plus à Tik Tok.

Pourtant, lorsque je suis devenue végane et que j’ai commencé à imaginer ce blogue, cet espace en ligne où j’allais partager recettes et réflexions, j’ai ressenti la pression de m’afficher sur Instagram. Je devais être là où mon audience se trouvait, non?

Alors j’ai créé un compte Instagram pour partager les créations que je publiais sur le blogue une bouchée de vie. J’ai suivi la vague et j’ai abdiqué.

Pourtant, tout le temps que j’ai été sur Instagram en tant que créatrice de contenu, si on peut dire cela comme ça, je n’ai jamais trouvé ma place. Je me suis constamment sentie derrière, à ne pas en faire assez, à ne pas faire la bonne chose, à ne pas vouloir pousser toutes les nouvelles fonctionnalités qui sortaient en continu.

Une fois que j’avais compris la base, je me sentais assez bien pour continuer ainsi. De simples photos, des textes sans pression, des hashtags alignés et that’s it. Mais comme on le sait toutes, ce n’est pas ainsi que les réseaux sociaux fonctionnent. Bien au contraire. Ils poussent un algorithme qui change et évolue constamment, sans trop qu’on comprenne les nouvelles règles.

Et comme Instagram était la plateforme où je partageais le plus mon contenu, eh bien si je n’arrivais pas à connecter à mon audience, et donc à performer, eh bien j’échouais. Littéralement. Le but des réseaux sociaux est de connecter, est de mettre son contenu en avant, est les statistiques. Donc si on ne réussit pas, on échoue.

J’ai développé une tendance à me juger énormément par rapport à mes performances et statistiques sur cette plateforme. J’ai perdu confiance en moi et en mes créations, j’ai commencé à douter de mon contenu en me comparant aux autres. Parce que oui, être sur ces plateformes veut automatiquement dire qu’on va se comparer. Et quand c’est la qualité de ton travail que tu remets en doute, alors là il y a un problème.

abandonner sa créativité

Abandonner sa créativité

C’est en m’épuisant à créer du contenu que je n’appréciais pas, pour une plateforme que je n’appréciais pas non plus, que j’ai fini par abandonner. J’en avais assez de ne jamais me sentir assez, quoi que je fasse.

Et malheureusement, je n’ai pas seulement abandonné sur Instagram et Facebook, j’ai même abandonné sur mon propre blogue, dans ma propre infolettre, dans ma propre créativité. Je me suis retrouvée devant la réalisation suivante : si je n’arrivais pas à partager facilement mon contenu sur Instagram et avoir les chiffres des comptes très en vogue, alors je n’arriverais jamais à rien.

Réalises tu l’immense pression cachée sous cette prise de conscience?

Je m’étais mise à croire, de façon inconsciente, que si mon contenu ne performait pas sur Instagram, alors il ne méritait même pas d’exister sur mon blogue. Et au final, il ne méritait même pas d’être créé.

J’ai donc cessé toute activité sur Instagram pendant un moment, j’ai cessé de créer des recettes, j’ai cessé de rédiger des articles. J’ai même commencé un autre projet, tout à fait différent et dans une autre branche… Pour me retrouver au même endroit : dès qu’est venu le temps de partager mon travail sur les réseaux, j’ai figé, j’ai complètement et délibérément disparu, encore une fois.

Pas parce que j’ai peur de m’afficher.

Pas parce que je n’aime pas connecter avec les femmes de ma communauté.

Et surtout pas parce que je n’aime pas créer.

Mais parce que j’en ai assez de devoir créer sous un éventail de règles dictées par une machine sans visage qui ne vise qu’à pousser les gens à devenir accroc à leur cellulaire et à gâcher leur vie sur ces plateformes.

J’en ai ai assez de continuer à suivre la vague alors que je sais qu’elle fonce droit dans un mur.

J’en ai assez de créer pour les autres, alors que le but même de la créativité, c’est de créer pour soi. Pour exprimer sa vérité, pour partager son message et pour prendre part à une conversation plus grande que soi.

Ce n’est certainement pas en me travestissant aux règles des réseaux sociaux, en faisant des vidéos comme ça, mais pas trop longs, pas trop courts non plus, avec des sous-titres, avec la musique en vogue, avec une légende pas trop longue, et du contenu pas trop profond pour pas étourdir les gens, et patati et patata, que j’allais retrouver la joie de créer pour le plaisir.

créer en toute liberté

Créer en toute liberté

J’ai ressenti un besoin de lenteur, de douceur, de présence, de revenir à ce qui est vrai pour moi, ce qui nourrit mon énergie, respecte mes besoins de présence, de lenteur, de profondeur.

J’ai compris, finalement, que je n’éprouvais aucun plaisir à être présente sur ces plateformes. Que je n’avais jamais vraiment aimé créer du contenu spécifique pour ces réseaux. Que je me suis toujours sentie limitée, prise, comme si ma créativité devenait une monnaie d’échange dont je ne connaissais pas les règles.

Ce que j’aime, c’est écrire, c’est créer librement, c’est partager.

Sans règle.

Sans algorithme.

Sans performance.

J’aime écrire de longs textes, sans devoir me stresser à 2000 mots parce que je dépasse la limite permise par Instagram.

J’aime prendre des photos de la nature, sans devoir en créer un carrousel explicatif pour donner de la valeur et convertir les gens à s’abonner à mon compte.

J’aime créer à ma guise, partager à ma convenance, et connecter avec les femmes avec qui ça résonne.

C’est tout.

Et c’est pour TOUT ça que j’ai recommencé à blogger en 2025.

Parce que j’en avais assez de suivre des règles que je n’avais jamais acceptées.

Parce que j’en avais assez de sentir ma créativité s’épuiser pour une mode que je n’avais jamais voulu adopter.

Parce que j’en avais assez de me limiter dans l’expression de ma vérité pour une course à la popularité.

Parce que j’en avais assez de m’épuiser dans un espace où je ne me sentais pas reconnue.

Alors que sur mon blogue, j’ai tous les droits, toute la liberté, tout le loisir de créer comme j’ai envie de créer.

De partager ce sur quoi j’ai besoin de partager, ce que mon coeur me demande de créer.

Je n’ai pas de limite, pas de règle, pas d’algorithme.

Seulement moi et mes mots.

Seulement moi et mes créations.

Seulement moi et vous.

Et je sais que je ne suis pas la seule à se sentir ainsi.

se respecter enfin

Se respecter enfin

Je sais que plusieurs femmes sensibles et conscientes se sentent dépassées par ces plateformes et qu’elles n’osent pas suivre leur rêve de créer un blogue, ou une entreprise, ou un espace en ligne parce qu’elle savent déjà qu’elles devront rentrer dans le moule et s’afficher sur les réseaux.

Et sachez que c’est tout à votre honneur.

De vous respecter ainsi. De ne pas vouloir vous tranformer en machine à contenu. De ne pas vouloir vous changer pour embarquer dans la course des réseaux sociaux.

J’ai enfin appris à écouter ce que mon corps savait depuis bien longtemps : je ne suis pas faite pour ces plateformes moi non plus. Je ne me sens pas bien à être sur ces espaces, autant en mode créatrice que consommatrice.

Alors pourquoi est-ce que je continuerais de les encourager, de leur donner de ma précieuse énergie, de mon précieux temps, et de ma précieuse attention si je n’ai pas à le faire?

Parce que je cultivais la croyance que pour réussir un blogue ou une entreprise, on se devait impérativement d’être présentes sur les réseaux sociaux. Le plus, le mieux.

Instagram

Facebook

Tik Tok

Snap Chat

Et ça n’en finit plus.

Eh bien aujourd’hui, j’ai cessé de croire en cette idée. J’ai cessé de nourrir cette fausse croyance et j’ai commencé à regarder ailleurs.

Ce que les autres faisaient, comment elles partageaient leurs créations.

Je ne devais certainement pas être la seule à ne pas vouloir vendre mon âme sur les réseaux sociaux.

créer pour le plaisir de créer

Blogger en 2025 pour le plaisir de créer

Et je suis revenue à mes anciens amours : Pinterest et le blogue.

Des moteurs de recherche.

Des espaces sans likes, sans comparaison, sans besoin de se changer pour partager son travail.

C’est donc là que je mets mon énergie depuis mon retour.

C’est pourquoi j’ai recommencé à blogger en 2025, plutôt que de continuer à encourager des plateformes qui représentent tout ce qui nuit à la société moderne à mon avis.

Et surtout, j’ai recommencé à blogger pour le plaisir.

Le plaisir de créer librement.

Le plaisir d’écrire des textes aussi longs que je le désire.

Le plaisir de partager des idées recettes sans pression.

Le plaisir de connecter avec vous, sans arrière pensée de conversion.

Non seulement je me sens mieux dans cette décision, mais je sens aussi qu’enfin, je respecte une de mes valeurs de coeur. La durabilité.

Ce que j’écris sur ce blogue restera à jamais sur les internets.

Les textes, les recettes et les partages existent sur mon propre site, ma propre plateforme, ils m’appartiennent.

Ils ne sont pas la propriété d’une quelconque plateforme extérieure qui les gère à sa guise.

Ils sont écrits et le seront pour toujours. Ils resteront éternellement pertinents. Bon à moins que la fin de l’humanité telle qu’on la connaisse se produise, mais restons un tantinet positif!

Bref, ce que je crée ici est beaucoup plus durable que de créer sur les réseaux sociaux.

Ce qui veut dire qu’on pourra encore trouver et consulter mon travail dans dix, quinze ans. Parce qu’il existe à part entière.

Et ça, c’est une façon de laisser sa trace et de faire une différence à plus grande échelle, et surtout, à plus long terme.

C’est créer pour le plaisir de créer, pas pour attirer les likes, les commentaires et l’algorithme. C’est s’autoriser à retrouver cette étincelle de bonheur à l’idée d’écrire à propos d’un sujet, de savourer ce moment où les mots coulent naturellement sur le clavier, et où où on sent que c’est le coeur qui guide, plutôt que la tête.

Et cette extase créative, elle se ressent seulement lorsqu’on se permet d’être pleinement présente, sans penser aux règles SEO à respecter, aux hashtags à partager, aux likes à capturer, aux commentaires à recevoir.

Elle apparaît dans le simple plaisir de mettre des mots sur une page.

Pour laisser sa trace, et sentir qu’on prend part à quelque chose de plus grand que soi.

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Stéphanie Monfette

Enchantée! 💛 

Je suis heureuse de t’accueillir ici! Je suis devenue végane en 2018 lorsque j’ai découvert la cruauté animale qui se cachait dans la viande et les produits laitiers. Étant une femme hyper sensible et très empathique, j’ai dû changer mon mode de vie pour qu’il corresponde à mes valeurs.

8 ans plus tard, avec plus de sagesse et d’acceptation, je partage mes découvertes culinaires, des recettes et mes réflexions sur cette nouvelle façon de vivre.

Bienvenue très chère!

Bienvenue chère!

Comment devenir végane m'a permis de m'assumer dans ma différence

Bienvenue dans cet espace où je partage ma façon de vivre végé et consciente, au rythme des saisons. On y parle de cuisine végétale, de respect du vivant et de choix du quotidien qui font du bien — à soi, aux animaux et à la planète.

Ce blogue est né d’un désir simple, créer un monde plus doux,
une bouchée à la fois.

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