L’exploitation animale et la cruauté envers les animaux est un de ces pourquoi. Notre why profond qui nous influence lorsque vient le temps de prendre des décisions et d’assumer nos choix.

Végans pour les Animaux est un article complet et personnel qui dicte les faits connus aujourd’hui à propos des façons inimaginables dont les animaux d’élevage sont traités et des pratiques négligentes qui ont complètement changé notre vision de l’exploitation animale à tous les niveaux.

L’exploitation animale

On ne va pas se le cacher, les premières victimes de l’exploitation animale sont justement les animaux. Les animaux exploités pour la viande de consommation humaine. Les animaux exploités pour leurs différentes productions (lait, oeufs, cuir, laine, etc.) Les animaux exploités pour la fourrure. Les animaux exploités pour les divertissements, tels que les rodéos, les cirques, les parcs touristiques et les zoos. Les animaux exploités pour les essais cliniques et de laboratoires.

L’exploitation animale est partout aujourd’hui. Sans qu’on le sache, les produits dérivés d’animaux qui ont souffert et qui sont morts pour notre bénéfice sont omniprésents dans nos vies. Divan en cuir, veste de laine, vernis à ongles coloré, crème hydratante testée sur des animaux de laboratoire, rouge à lèvres de graisse de baleine, gélatine en cuisson, poudre de lait dans les chips, et la liste continue.

Une fois qu’on devient conscient de l’omniprésence de cette exploitation animale, on réalise qu’elle est partout dans notre société moderne, et c’est ce qui devient le plus frustrant, mais surtout le plus déprimant. À quel point voulons-nous faire souffrir autant d’animaux pour notre propre plaisir, notre propre bien-être ou notre propre bénéfice? Pourquoi la vie d’êtres considérés de moindre valeur que celle des humains mérite-t-elle d’être aussi négligée, aussi dépourvue d’importance à nos yeux?

Les animaux représentent donc pour la raison principale pour laquelle nous avons cessé d’encourager toute forme d’exploitation par nos choix quotidiens autant dans la cuisine que dans nos sorties ou nos produits domestiques.  

cochons dans un etable

Nombre inimaginable

Savez-vous qu’en moyenne, seulement au Canada, plus de 3 millions d’animaux sont tués chaque jour?

CHAQUE JOUR, SEULEMENT AU CANADA.

Pire encore, plus de 6 millions d’animaux sont tués CHAQUE HEURE MONDIALEMENT.

C’est pratiquement le trois quarts de la population du Québec. CHAQUE HEURE

Arrêter de manger des produits d’origine animales ou même diminuer notre consommation peut faire une grande différence dans la vie des milliards d’animaux tués à travers le monde. Le choix revient à chacun. Mais le choix est plus facile à faire lorsque ces informations restent cachées.

Quand on est rendu si loin de la réalité. Et c’est exactement comment cette industrie fonctionne, comment tout ce qui touche la souffrance animale et la quantité effroyable de morts quotidiennes est caché.  

Loin des yeux, loin du coeur

Loin des yeux, loin du coeur comme on dit… Eh bien, c’est exactement ce qui se passe dans cette équation que représente la vie de l’animal.  Entassé dans un enclos à attendre la mort jusque dans notre assiette à être rôti sur le BBQ. On est tellement loin de ce qui se passe vraiment qu’on en est devenu aveugle de ce que représente vraiment ce steak, cette côte levée et cette poitrine de poulet.

C’est un être vivant à la base, avec des émotions, des sentiments et un système nerveux qui peut ressentir toute la douleur qu’on lui inflige. Et croyez-nous, ils en sont victimes de douleurs atroces et inutiles. Comme l’a si bien dit Paul McCartney :

« If slaughterhouses had glass walls, everyone would be vegetarian. »

Traduction : Si les abattoirs avaient des murs de verre, tout le monde serait végétarien.

Être témoin des horreurs qui se passent dans ces lieux ne plairait à personne, et c’est bien pour cette raison que les abattoirs sont situés dans les campagnes, loin de la ville et loin des banlieues. Tout a été bien pensé et bien organisé pour qu’on ait pas à être conscient de ce qui s’y passe, d’être témoin des abus et encore moins d’entendre les cris des animaux en souffrance.

C’est comme ça que cette industrie continue de croître et d’exister. La vie de l’animal et ce qu’il endure quotidiennement est complètement séparé du morceau de viande qu’on achète à l’épicerie. On a dénaturé la vie des animaux. Ils sont devenus de simples produits de consommation aux yeux de tous, et non plus des êtres sensibles pourvus d’émotions, et c’est pourquoi c’est ausi facile de les utiliser et de les dominer à notre convenance.  

enseigne arreter de manger des animaux

Mort prématurée

Les animaux exploités pour nos différents besoins sont tués très jeunes, beaucoup plus tôt que ce à quoi leur espérance de vie les destine. Voici quelques chiffres frappants qui démontrent l’âge de la mise à mort des animaux d’élevage les plus répandus versus leur espérance de vie :

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Le veau : 4 mois / 20 ans

[percentbar percentage= »1.7″]

La vache : 5 ans / 20 ans

[percentbar percentage= »25″]

Le boeuf : 2 ans / 20 ans

[percentbar percentage= »10″]

Le mouton : 8 mois / 12 ans

[percentbar percentage= »5.6″]

Le cochon : 6 mois / 15 ans

[percentbar percentage= »3.3″]

La dinde : 2 mois / 10 ans

[percentbar percentage= »1.7″]

Le canard : 9 mois / 10 ans

[percentbar percentage= »7.5″]

La poule : 18 mois / 10 ans

[percentbar percentage= »18.8″]

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Comme on peut le constater, la vie des animaux est écourtée de façon très précoce… Le veau qui sera tué avant même d’avoir atteint l’âge d’un an. Mais en même temps, la qualité de la vie que la vache laitière endurera pendant les cinq années de sa vie écourtée est-elle plus enviable que la mort prématurée du veau? Oui elle vit plus longtemps, mais à quel prix, et surtout dans quelles conditions? C’est la même chose avec la poule, elle réussit à vivre sous les deux ans, mais souvent avec des pattes cassées sous son propre poids, incapable d’ouvrir ses ailes par manque d’espace et dans la noirceur.  

vaches laitieres

Slogans utilisés par l’industrie

Comme mentionné plus haut, l’industrie agroalimentaire utilise diverses façons pour ne pas montrer la réalité endurée par les animaux de consommation.

En liberté

Que ce soit les poules, les vaches ou les porcs dits « en liberté », il est important de mentionner que cette norme est décidée par l’industrie elle-même. Ce ne sont pas les mêmes standards de liberté auxquels on pense. Les animaux ne sont pas élevés dans des pâturages verts à brouter de l’herbe comme certaines images fausses le prétendent, notamment les cartons de lait

En réalité, 92 % des vaches laitières au Québec sont enfermées toute la journée dans une étable, attachées à un poteau qui les maitient dans un périmètre restreint. Les vaches qu’on voit dans les champs sont des génisses, c’est-à-dire des vaches adolescentes qui n’ont pas encore commencé la production de lait.

Biologiques

Les vaches biologiques, elles, ont accès aux champs une fois par semaine, l’été, lorsque le temps le permet. Le producteur laitier, pour cette certification « biologique » qui encourage l’achat par ce beau terme noble reçoit seulement 10 ¢ de plus par litre de lait.

Pourtant, la vache dite biologique vit dans les mêmes conditions que les autres vaches sauf quelques périodes rares durant l’année. À quelle point cette hausse de prix à l’épiecrie est-elle justifiée? Toutefois, à la fin, elles sont quand même abattues prématurément, lorsqu’elles ne sont plus profitables pour l’industrie.  

Spécisme

Le spécisme est une idéologie qui prône une hiérarchie entre les espèces, et donc de penser que certaines espèces ne méritent pas les mêmes traitements qu’une autre. Que ce soit une chien, un cochon ou un chat, ils souffrent tous autant et ressentent  des émotions.

Pourtant, quand vient le temps de les faire castrer, la méthode employée n’est pas la même que nos animaux préférés; les animaux d’élevage sont castrés à froid. Ça coûterait trop cher pour l’industrie de défrayer de tels coûts pour le bien-être des animaux.

Un autre exemple, on trouve révoltante l’industrie de la viande de chien en Chine et pourtant, au Canada, à chaque jour, on tue plus de 3 millions d’animaux. Cette façon de penser constitue une forme de spécisme en soi puisqu’il est répandu au Québec de trouver normal de tuer des milliers de porcs, de vaches et de poules quotidiennement, mais alors que tuer des chiens et des chats est vue comme une forme de maladie mentale.  

nez de cochon

Cruauté animale

Sans surprise, on sait aujourd’hui que les porcs, les vaches, les poulets, les poissons et tous les autres animaux élevés dans des fermes industrielles subissent une cruauté inimaginable. Des enquêtes et des caméras cachées révèlent de plus en plus des cas d’abus de routine et des actes de torture fréquents dans ces établissements.

On parle ici de vaches frappées à coups de pied, de poing et traînées au cou; des queues de porcelets coupées avec des lames émoussées; des castrations à froid des porcelets; des poules poignardés et piétinés à mort; des poissons coupés vivants tout en étant conscients et capables de ressentir la douleur. Et ce ne sont que quelques exemples pour vous démontrer toute l’horreur que renferme certaines fermes industrielles. Ce sont des lieux de souffrance extrême et de négligeance volontaire.

On entend parler justement de plus en plus de cas de ce genre dans les médias et le plus alarmant reste que ces actes sont des actes considérés « de routine ». Ce ne sont pas des actes isolés qui se passent quelques fois par année. Non, ce sont des pratiques habituelles.

Les animaux d’élevage sont des victimes au quotidien d’abus impensables infligés par des êtres humains. Et le pire, c’est qu’ils seront tués par la suite. Ils vivront donc une vie entière de misère et de torture, pour finalement terminer dans notre assiette, sur notre visage ou dans notre garde-robe… Et pour quelle raison? L’ont-ils mérité d’être traité ainsi? Absolument pas.  

Avoir un cochon dans son salon

Et c’est exactement ce dont on s’est rendu compte en adoptant un cochon miniature. Un cochon est autant affectueux et sensible qu’un chien ou un chat. Il n’y a aucune différence entre ces animaux et pourtant le traitement qu’on leur réserve ne pourrait pas être plus à l’opposé l’un de l’aure.  Astride, si vous ne la connaissez pas encore, est notre cochon miniature domestique. Elle vit avec nous, dans notre maison, et parfois même dans notre lit.  Nous l’avons adoptée il y a de cela plus de deux ans maintenant.

Astride est celle qui nous a fait prendre le virage du végétarisme. Pour nous, un cochon ce n’est pas différent d’un chien. Au contraire, elle démontre ses émotions d’une façon assez impressionnante. Elle a sa personnalité à elle et on ne la considère pas moins importante que notre chien, Abby C’est justement là que nous avons réalisé qu’en fait, les vaches, les cochons, les poules, les chiens ou les chats sont des animaux à part entière. Ils ont tous des personnalités, ressentent tous des émotions et ont tous des désirs. Le plus fort d’entre eux : le désir de survivre, et même de vivre leur vie à eux, sans être constamment dominé, battus, frappé, négligé. Au contraire, aux côté d’Astride, on a réalisé que tout ce qu’elle souhaite en réalité, c’est le contact humain, la chaleur et l’amour que nous lui procurons au quotidien.

Alors comment faire la différence entre Abby notre chien, Astride notre cochon, ou le porc dans notre assiette? C’est justement là que la limite s’est évaporée. Car en fait, un chien ou une vache, c’est pareil. C’est une vie, un être doué d’intelligence et d’émotions qui souhaite vivre plus que tout. Et qui sommes-nous pour dicter lesquels ont le droit à la vie et lesquels doivent être abusés et tués de façon prématurée?   

astride le cochon couchee dans un lit

En bref

Alors oui, nos choix alimentaires et notre mode de vie ont un impact majeur et non négligeable sur la vie des milliards d’animaux tués annuellement à travers le monde.

Chaque personne, à chaque jour peut faire des choix qui influenceront l’avenir de cette industrie cruelle et inhumaine.

Que ce soit de réduire sa consommation de produits d’origine animale, de faire des choix différents dans ses activités de loisirs ou même de choisir des matériaux différents pour ses besoins vestimentaires, on peut tous faire une différence. Chacun d’entre nous pouvons sauver la vie de milliers d’animaux et ainsi contribuer à réduire la souffrance animale à travers le monde.

Les animaux ne sont pas sur cette terre dans le but de nous servir ou d’être maltraités, ce sont des êtres à part entière qui méritent notre compassion et notre soin. Terminons par citer Gandhi qui résume le tout de la meilleure façon possible :

« On peut juger de la grandeur d’une nation par la façon dont les animaux y sont traités. »

Mahatma Gandhi

vegan pour animaux

 

Sources

http://www.cowspiracy.com/facts/

http://veganimpact.com/pourquoi-etre-vegan/pour-les-animaux/

https://mercyforanimals.org/the-problem

Vache à lait, Élise Desaulniers, Stanké, 2013.